etudeCette étude articule différentes échelles de compréhension de la biffe à partir de l’expérience du marché de Croix de Chavaux. Elle permet d’appréhender les trajectoires sociales et les comportements des participant.es à l’évènement, son inscription dans le territoire local et dans une géographie à plusieurs échelles de la biffe analysée à partir de ses moments de visibilité, la vente, mais aussi comme une activité aux espaces et temporalités diffuses, notamment avec la collecte.  

Elle montre comment l'associaiton de biffins d'AMELIOR se propose de maintenir et d’encourager le processus d’enquête sur la biffe en produisant ou sollicitant une production de savoirs afin de travailler à légitimer à la fois la pratique globale mais aussi l’expérimentation mise en place à Croix de Chavaux.

Il est ainsi intéressant de voir comment AMELIOR, en particulier les membres actifs qui composent la structure, se constitue progressivement comme un personnage public du processus de problématisation collective de la biffe. L’association AMELIOR se construit donc comme un intermédiaire, à la fois politique et opérationnel, en travaillant quotidiennement à la régulation et la reconnaissance des marchés des biffin.es par l’expérimentation et la production de discours. Progressivement, l’association se professionnalise à travers le marché de la Croix de Chavaux qu’elle met en place. L’évènement participe à la mise en visibilité de la biffe, avec les conflits et les représentations qui lui sont associés, tout en y apportant un mode de réponse alternatif construit autour de la dimension collective du marché et de la capacité des biffin.es à produire un dispositif de régulation qui tend à l’auto-gestion.

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